Please don't stop the miouzik

05 novembre 2012

Déménagement définitif!

Parce que Canalblog c'est bien sympa deux minutes, mais bon voilà quoi. Et vu le mal que j'ai eu à en partir (vive le système fermé), je risque pas de revenir.

Voilà la nouvelle adresse:

Cut the crap, play the shit


J'ai copié les commentaires laissés sur ce blog sur le nouveau, en espérant que ça ne gêne personne.

A bientôt sur Wordpress!

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23 octobre 2012

Son du jour - Cut Like a Buffalo, The Dead Wheather

Fuckin' love that song, so sexy.

 

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02 septembre 2012

Son du jour - Bad as Me, Tom Waits

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Rock en Seine 2012, summer's summum

Ayééé l'été c'est fini et les festivals avec. Rock en Seine est donc venu conclure avec panache ma jolie collection de festivals estivaux. Je salue au passage Dame Nature, qui a enfin eu le bon goût de nous épargner un autre festival avec bain de boue compris. Parce que bon, le mode survival Mc Gyver, c'est sympa, c'est héroïque, mais surtout ça va bien deux minutes.

Vendredi

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J'étais contente de voir programmée la gagnante du concours Inrocklab 2011, Owlle, qui m'avait beaucoup plu lors de son passage à Taratata. Et bien la demoiselle ne m'a pas déçue, la musique est envoûtante, la voix assurée, et le public conquis. Bref à ne pas perdre de vue. Je fais un détour par Grimes, qui tisse avec grâce une ambiance électro-hallucinogène, avant de rejoindre le quintet de Citizens!, qui, en bons protégés de Franz Ferdinand, balancent une pop efficace et calibrée (on notera tout de même que le chanteur en fait un peu trop niveau bain de foule). La vraie bonne surprise de la journée est Beth Jeans Houghton, un petit bout de jeune femme qui affronte bravement l'averse (ben oui il fallait bien nous faire flipper un peu) guitare en main et fraîcheur en bandoulière. De retour à la Grande scène qui bat pavillon pirate, j'assiste de loin aux célèbres dingueries scéniques de Dionysos, et au set de Bloc Party que je ne connais que de nom. Les Anglais enflamment bien le public sans vraiment m'emballer non plus. Ma grosse déception du festival sera quand même d'avoir raté pour de bêtes questions logistiques le concert des féériques lsandais de Sigur Ros (même si je suis pas convaincue qu'un festival soit le meilleur cadre pour les apprécier).

Perdu pour perdu je décide d'aller me placer pour Placebo. Bon là ça sera long désolée, mais ce qui suivent un peu ce blog savent l'importance de ce groupe pour moi. Et pour ceux qui sont pas contents c'est le même tarif. J'atterris du côté droit pas trop loin, et encore plus pas trop loin une fois que je décide de bourrer les gens qui ne bougent pas d'un chouïa devant moi. La tension monte, ça fait quand même deux ans depuis Brixton, c'est longuet et j'ai tellement envie de les revoir. La lumière s'éteint, la clameur éclate, l'intro fait monter le désir. Hurlements, ils montent sur scène. Début classique avec Kitty Litter, qui fonctionne très bien en live. A la fin de Battle for the Sun, Brian s'excuse d'avoir « une grenouille dans la gorge » (genre il connaît pas l'expression en français y'know). Ensuite vient Every You Every Me, un classique absolu, rageur et pas mélancolique pour un sou, et c'est pourquoi je ne comprends pas trop pourquoi je verse soudain une larmichette (en même temps dimanche, il y a bien une minette qui a pleuré sur Boulevard of Broken Dreams de Green Day, preuve qu'en live on peut bien chialer sur n'importe quoi). Le chialage ne s'arrange ni sur Speak in Tongues, ni sur Black Eyed, une autre petite pépite surprise offerte ce soir. Ces petits malins décident ensuite d'enquiller avec Special Needs, et c'est donc logiquement là que survient le summum de la chiale. Je me calme enfin avec For What It's Worth, parce qu'on ne peut décemment pas pleurer sur celle-là, que j'aime beaucoup malgré son côté assez simpliste.

Soudain, magie, miracle, résonnent les premières notes acoustiques d'I Know. Je ne peux m'empêcher de gueuler un énorme « Putain merci !! » dans la direction générale de la scène, ce à quoi ma voisine répond "Nan mais elle est pour toi celle-là, il me l'a dit tout à l'heure". Je rétorque que "Bien sûr, pour qui d'autre veux-tu qu'elle soit?". On se marre avant de se plonger dans ce morceau d'anthologie qui passe très bien en version électrifiée. Ensuite deuxième miracle, Slave to the Wage, que j'entends aussi pour la première fois en live délivre sa promesse rock. Et là boum ! pire enchaînement de l'humanité avec Bright Lights, paye ton grand écart entre ce morceau et le précédent. Donc celle-là, vraiment, s'ils pouvaient, au pire, la virer des concerts, au mieux, faire un Alzheimer définitif dessus ça m'arrangerait. Heureusement, le niveau remonte avec Meds dernière version et cette intro dont je ne me lasserai jamais. Par contre la version boostée à donf de Teenage Angst ne passe pas pour moi. Après Song to Say Goodbye, il est l'heure de faire monter l'ambiance ce que Stefan fait admirablement avant de planter non moins magistralement le début de The Bitter End (eh oui mon chou si tu appuies sur la pédale de Brian, qui n'est donc par essence pas reliée à ta guitare, ça va pas le faire). Peu importe on lui pardonne tout à cet homme-là.

Après un rappel de diva de quelques longues minutes, autre cadeau, autre moment de grâce avec Running Up That Hill. Placebo a toujours eu un don pour les reprises et celle-là est particulièrememnt magnifique. C'est ensuite Post Blue, sensuelle à souhait, qui vient faire suer la foule à laquelle Molko fait scander les "It's between you and me". La nouvelle chanson B3 me laisse assez perplexe: je ne suis pas totalement convaincue par ce Special Needs revisité. Si le côté rock me plaît assez (retour aux racines?), j'ai très très peur que ça vire au machin combo-rock épique... Le concert se termine sur Infra Red, le groupe remercie longuement le sourire aux lèvres, et me laisse dans un état d'euphorie absolu, parce que bord** de m**** c'était quand même un put*** de concert.

 

Samedi

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Le samedi démarre sous de bons auspices avec le vintage rock bien endiablé de Caravan Palace et l'énergie de Deus. Mais ça se gâte rapidement avec le set franchement mollasson de Noël Gallagher, qui déroule bien pépère son album note pour note, avant de réveiller un peu son monde avec deux classiques d'Oasis, Whatever et Don't Look Back in Anger. Heureusement les terribles Eagles of Death Metal affolent l'électrocardiogramme grâce à du bon rock qui dézingue les molaires. Cette folle euphorie ne dure malheureusement pas, puisque les tant attendus et encensés Black Keys ne tiennent pas leur promesse. A tel point d'ailleurs, que c'est à se demander si on aurait pas par hasard oublié de brancher les amplis. Pourtant j'aime, pourtant j'ai essayé, mais la mayonnaise ne prend pas, et leurs compos excellentes sur disque ne parviennent pas à percer au-delà des vingt premiers rangs. Dans une salle intimiste de 500 personnes ça doit être très bien, en tête d'affiche de festival ça roupille ferme.

 

Dimanche

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Par curiosité je vais voir The Waterboys, groupe apparement mythique formé dans les années 80, que j'ai trouvé effectivement vraiment pas mal. Apparition surprise sur un titre de Cali, qui a l'air de s'éclater comme un petit fou. Place à la géniale électro des Suédois de Little Dragon emmenés par une chanteuse japonaise drapée d'une veste mi-ringos, mi-chic à faire pâlir Ryan Gosling. Retour à la Grande scène pour les non moins mythiques Dandy Warhols. Malheureusement malgré quelques beaux moments de grâce, le concert peine à décoller, et c'est des flots entiers de spectateurs que l'on voit déserter du devant de la scène. Heureusement Grandaddy, LA reformation attendue du festival, livre un set magnifique tout en subtilité, naviguant entre énergie rock et ambiance planante. Avec Social Distorsion, baroudeurs américians du genre revenus de tout, c'est un retour à un son beaucoup plus brut, et à une grande leçon de liberté punk, parfaitement illustrée par une géniale reprise punk rock de Ring of Fire de Johnny Cash. Foster the People livre un set pop sautillant, ponctué d'un duo avec Kimbra, et culminant avec le classique Pumped Up Kicks. J'ai malheureusment abandonné Beach House que je voulais pourtant tester en live, mais courir à la scène Pression pour revenir ensuite à la Grande scène, franchement, au troisième jour de festival, c'est un effort que je ne fais pas. Vient alors le grand trip hallucinogène du week-end, Green Day, le groupe dont j'écoutais cinq chansons en boucle quand j'avais 14 ans. Je pensais donc passer les voir 10 minutes en mode kikoolol en souvenir du bon vieux temps et en fait je suis restée 1h30 à m'éclater comme une petite folle. Résumons: Billie Joe Armstrong est complètement taré et a 12 ans d'âge mental. Ce qui fait de son groupe une parfaite tête d'affiche. Entre épisodes grandguignolesques d'arrosage de foule et lancement de PQ (ben oui deux heures c'est long, donc faut bien meubler avec des conneries), et grand renforts, certes un peu redondants, de "Hého" scandés par le mublic, le groupe enchaîne ses tubes dont j'hurle les refrains avec joie (Holiday, Boulevard of Broken Dreams, Minority, Basket Case), tandis que Billie Joe en profite pour faire chanter par une foule survoltée quelques grands classiques du rock tels Highway to Hell ou Hey Jude. Belle conclusion du festival que je quitte le pas sautillant, le coeur léger, et l'impression d'avoir 14 ans again.

 

PS: merci aux fans de Placebo pour cette pancarte, sérieux vous êtes les meilleurs.

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23 août 2012

Hiatus estival

 

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Oui je sais j'ai été une vilaine blogueuse, mais que voulez-vous on a bien le droit de prendre des vacances (qui ne furent pas de tout repos d'ailleurs si ça peut vous rassurer). Pendant ce temps, niveau musique, j'ai bloqué sur Alt-J, Tom Waits, et Grandaddy, vu Moriarty en concert et papoté avec eux (adorables!), et je m'apprête bravement à affronter mon quatrième festival à la météo mitigée, j'ai nommé Rock en Seine. Sérieux l'été vu ton absentéisme notoire, tu aurais pu mieux choisir les dates où pointer le bout de ton nez, parce que le poncho imperméable c'est sympa deux minutes, mais ça devient lassant tout de même.

Allez atchao bonsoir, on se retrouve pour la review de RES, en attendant je vous laisse avec la merveille que j'écoute en boucle.

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25 juillet 2012

Son du jour - I'm gonna be, The Proclaimers

En plus de mettre la pêche, cette chanson fait partie de la BO du dernier Ken Loach "La Part des Anges" qu'il est d'ailleurs impardonnable de louper.

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Son du jour - Some Chords, Deadmau5

Ou comment tenter de ne pas trop sautiller sur sa chaise au boulot.

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23 juillet 2012

Dafuq did I just watch?

 

Bon ok je viens juste d'être traumatisée à vie, et comme je suis généreuse, je partage ce trauma, histoire que je ne sois pas la seule à faire des cauchemars ce soir. Donc pour ceux qui ne connaîtraient pas, cette chose est le clip de la reprise par David Bowie et Mick Jagger de Dancing in the streets, une chanson de Marvin Gaye. Comme quoi les collaborations au sommet ne sont souvent une bonne idée que sur le papier. Je précise par ailleurs que Bowie est un peu mon Dieu, d'où la violence du choc.

Il paraît que cette vidéo est devenue tristement célèbre pour sa choré ringos. Sans blague. En même temps c'est un sain et brutal rappel que personne, mais vraiment personne, n'est à l'abri du ridicule, qui heureusement, ne tue toujours pas. Parce que même si l'on passe sur la choré digne d'un épisode de Dora l'exploratrice, il y a quand même l'association chemise XXL vert pomme / pantaon marine de Jagger ou comment faire saigner les yeux pendant 2mn30. Par contre, comparé à son acolyte, Bowie s'en sort plutôt bien finalement, puisque sur lui le combi-pantalon à motif indéfinissable assorti à un trench beige, non seulement ça passe, mais en plus ça fait classe. Sacré David va.

Enfin bref, quitte à nous éclater les yeux, eux au moins ont l'air de s'éclater tout court, c'est déjà ça.

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19 juillet 2012

Bob Dylan - Nuits de Fourvière 18 juillet 2012

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Hier j'ai eu de la chance. Hier j'ai vu une légende comme on dit. Hier j'ai vu Bob Dylan.

Dans un cadre magique qui plus est, l'amphithéâtre romain de Fourvière qui surplombe la ville de Lyon. Alors peut-être que le cadre et le temps parfait ont influencé positivement l'humeur de Monseigneur, car l'on murmure que c'était l'un de ses meilleurs concerts récents. Et je suis toute disposée à le croire. Par contre pour ceux qui sont habitués à user leur platine avec les disques de Dylan, il faut savoir qu'il a chopé la voix de Tom Waits, au début ça fait un petit choc. Mais je n'ai rien contre les voix ravagées, au contraire, et celle de Dylan, aussi changée qu'elle soit, porte en elle un demi-siècle d'histoire et de musique.

Parce que quand même lorsqu'on regarde ce petit bonhomme et grand monsieur, aux boucles maintenant grises, on ne peut s'empêcher de penser à tout ce qu'il a vu, entendu, vécu. Il est l'un des rares. L'une des figures absolues qui a inventé le langage de la musique contemporaine. Genre c'est le mec qui s'est fait huer au festival de Newport en 65 quand il a osé débarquer avec une guitare électrique. Donc quand tu prends conscience que tu es présence de celui qui a influencé des centaines et des centaines de musiciens, tout de suite ça calme.

Et ces chansons sont là pour faire vivre et vibrer cette histoire, comme autant de pépites indémodables, indépassables: Tangled up in Blue, Highway 61 et une magnifique Forgetful Heart, baignée dans les bleus, à faire pleurer les pierres millénaires de Fourvière. Et puis il y a Like a Rolling Stone, juste une des plus belles chansons jamais écrites, j'en ai couiné de bonheur quand j'ai reconnu les premières notes.

Enjoué, souriant, contorsionné sur son piano de façon à faire face au public, il mène ses (excellents!) musiciens à la baguette, et s'amuse comme un gamin avec son harmonica. Il a même parlé au public à un moment, mais du coup tout le monde s'est mis à beugler et j'ai rien entendu. Bande de boulets. Peu importe, il nous a même offert un rappel, fait apparemment rare chez lui, et pas n'importe lequel: l'immortelle Blowin' in the Wind. A peine la dernière note envolée, le petit bonhomme s'en va, la légende s'échappe, nous laissant la tête dans les étoiles.

 

PS: comme ils ont réussi à prendre mes bouchons de bouteille, mais pas mon appareil, je posterai quelques photos ici quand je les aurai uploadées.

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Brèves de Musilac 2012 ou la joie d'être bénévole

Musilac a été une synthèse météorologique intéressante entre Solidays et les Eurocks, c'est-à-dire que tu te retrouves avec des coups de soleil sous ton poncho imperméable. La classe, on l'a ou on l'a pas. Bref, quand on est bénévole, en contrepartie de faire l'équivalent du Paris-Dakar à pied à force d'aller-retours, on a la chance de pouvoir squatter à pas mal de concerts si on a un planning pas trop vache.

 

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Vendredi j'avais ma soirée de libre qui a été écourtée par l'arrivée ô surprise de la pluie, mais j'ai quand même pu voir Noël Gallagher qui est vachement  plus sympa sans son frère finalement. En plus des chansons de son album solo il a joué Whatever et Don't Look Back in Anger, grands moments de musique il faut bien l'avouer. Après j'ai rempilé pour les Kills, décidément il faudrait que je songe à prendre un forfait. Sur les trois concerts que j'ai fait d'eux, celui-là était sans doute le plus survolté, ce qui n'est pas peu dire quand on parle des Kills. Surtout j'ai trouvé l'ambiance entre Jamie et Alison très électrique et sensuelle. A tel point qu'à un moment le d'habitude si peu disert Jamie a déclaré qu'Alison était une des personnes les plus talentueuses avec qui il ait eu la chance de travailler et a rajouté "you're breaking my heart". C'est pas trop choupinou d'amour ça hein? Moi je dis Kate Moss, gare à tes fesses.

 

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Samedi j'ai capté un bout de Band of Skulls qui m'a donné envie d'explorer plus avant, j'ai subi Orelsan une troisième fois, et j'ai trouvé Metronomy un peu moins soporifique qu'à Solidays. Mais surtout, grâce à un planning très sympa, j'ai pu voir Franz Ferdinand, que je n'avais jamais vu en live. Effectivement ça vaut le coup, c'est de vraies bombes en live. Par contre juste en passant, Kapranos est joli garçon certes, mais il faudrait lui expliquer que la moustache ça fait pervers sexuel au mieux, nazillon au pire. Ensuite Lenny Kravitz a fait exactement ce qu'il voulait en laissant par exemple son trompettiste faire un solo de cinq minutes. Musicalement c'était génial, mais je crains qu'il ait perdu une bonne partie du public. Que voulez-vous ma pov' Lucette.

 

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Dimanche vu que j'ai loupé tout l'après-midi (et donc Moriarty ouin) il n'y avait que Garbage qu'il m'intéressait de (re)voir. C'était bien musclé, par contre ça serait cool qu'elle change de tenue entre les festivals (Alison celle-là est pour toi aussi), ça donnerait moins l'impression de voir le même concert, déjà qu'ils changent pas de setlist. Après a débarqué mon grand coup de gueule du week-end: LMFAO. Déjà rien que le nom et les rares images que j'avais vu ne présagaient rien de bon, mais ce n'est rien comparé au désastre de la "prestation" : entre les trois coupures de plusieurs minutes dans le set, la chorégraphie bordélique, les beuveries en mode "tavu j'suis trop cool, j'bois de l'alcool dans un tuyau kikoolol", et le montrage de cul pour le final, rien ne nous aura été épargné. Michael Youn à côté, c'est un gentleman au raffinement exquis. En gros LMFAO c'est une bouse intergalactique comme notre époque, pourtant féconde en escroqueries en tout genre, en a rarement commis. Et ouais je sais normalement on dit pas "c'est naze", on dit "je pense que c'est naze". Et ben je pense que c'est une bouse intergalactique et je pèse mes mots. J'ai été quand même rassurée de voir que le volume des huées dépassait preque celui des applaudissements.

Après il a fallu gérér la sortie des festivaliers, j'ai dormi deux heures, j'ai pris le train, je suis allée bosser et j'ai fait pitié à tout le monde tellement j'étais une loque. Mais ceci est une autre histoire.

08 juillet 2012

Eurockéennes 2012 - Chroniques du front

Braves camarades, alors que je me remets difficilement de mes blessures, je trouve pourtant la force de vous écrire ces quelques lignes afin que le souvenir de cette bataille de légende passe à la postérité. Bon c'était pas Verdun, mais presque. C'était les Eurockéennes 2012 et ce fut épique.

 

Samedi

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Le samedi après-midi affiche une météo trompeuse toute en chaleur moite et soleil rayonnant. C'est donc une ambiance estivale qui accueille Django Django, qui comme leur nom ne l'indique pas sont tout ce qu'il ya de plus écossais. On m'en avais dit beaucoup de bien et à raison, puisque le quatuor déroule son rock psychédélique avec foi et dextérité faisant danser la foule dans le sable (encore sec). Ensuite c'est Thee Oh Sees, un groupe de noise-punk-rock-garage-alternatif californien. Traduction: c'est bizarre, mais c'est bien. Le chanteur, John Dwyer, semble prendre un plaisir particulier à tirer la langue et à avaler son micro. Why not. Retour à la scène de la plage pour Electric Guest, que j'étais curieuse de voir tellement les Inrocks en avait fait un foin. L'album ne m'avait pas plus emballé que ça, mais les chansons rendent super bien en live entre onirisme et rythmes dansants.

Et là les emmerdes commencent. Je voulais voir Miike Snow, mais le concert est annulé dès l'apparition des premières gouttes. Des petits malins en profitent pour faire des glissades à poil dans la boue, ambiance festival oblige. Qu'à cela ne tienne, tant qu'à faire de rien glander, on va se placer devant la Grande scène pour The Cure, pas démotivés pour un sou. Le matos est installé alors que le ciel s'obsurcit comme pour se mettre au diapason des légendaires rockeurs psychédéliques. Finalement à quelques minutes du début officiel du concert, les cieux s'éventrent sur une pluie torrentielle ponctuée d'éclairs.

Enfin vers 23h arrivent les monstres sacrés. Plus monstres que sacrés d'ailleurs, argueraient sans doute les concernés. L'ambiance apocalyptique est de mise, et l'explosion de joie est intense, tandis que raisonne la voix de Robert Smith, claire, apaisée, puissante. Il nous remercie à sa façon avec force sourires et pantomimes timburtonesques. Parce que quand même voir près de 30 000 imbéciles faire le pied de grue dans la boue, sous la pluie, bons pour une broncho-pneumonie, tout ça pour entendre un type avec une gouffe pas possible te chanter que les garçons ne pleurent pas, ben c'est beau en fait. Beau à chialer.

On reste un petit peu pour Justice histoire de kiffer de la bonne électro, mais le contraste avec The Cure est trop violent, et on débarrasse les lieux essorés mais heureux.

 

Dimanche

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Après plusieurs heures de rumeurs anxiogènes d'annulation, tout se passe finalement comme prévu et tous les concerts sont maintenus. Brian Jonestown Massacre inaugure donc la scène de la plagede son punk fiévreux.

Je capte un petit bout d'Alabama Shakes, que j'aurais bien aimé voir en entier, avant de partir voir Lana del Rey pour me faire enfin une idée définitive. Son set est moins catastrophique que sa prestation au Saturday Night Live (en même temps ça serait compliqué), mais elle ne m'a pas complètement convaincue. Si elle s'en sort sans trop de fausses notes, sa gestuelle reste beaucoup trop rigide, l'enfermant dans un personnage de diva de papier glacé dont elle n'arrive pas à s'extirper malgré ses sourires à la foule et ses séances photos avec le premier rang. La section "rap" sur National Anthem est inutile et affreuse.

Après quelques échos de Charlie Winston on nage marche jusqu'à la Grande scène en attendant le messie Jack White. Les Eurocks 2012 sont définitivement placées sous le patronage bienveillant de Tim Burton, car après Bobby Smith, on a le droit à un autre Seigneur blafard et génial. Car Jack est grand, Jack est beau, Jack nous donne de l'amour, Jack nous donne de la musique, de la vraie. Même quand il n'y a plus de son d'ailleurs. La magie est tellement présente que même Seven Nation Army, the chanson vu et revue, the polopopopo-gimmick entré dans les moeurs, the hymne de mon dernier jour de lycée, the truc que tout le monde a surfé dessus pour faire genre ils ont du talent (je ne vise personne bien sûr), the truc qui a frôlé l'overdose... Ben didiou, ça fait quand même quelque chose de la voir chantée par son créateur, le seul, le vrai, avec 30 000 personnes qui pêtent un câble dessus.

Je subis le lyrisme exacerbé d'Orelsan (après Jack White, le contraste est d'autant plus désagréable) en attendant Miles Kane. Je me réjouis de le revoir vu que je n'avais profité que de quelques chansons aux Solidays. Les garçons sont toujours aussi efficace en live, à ce point que je me surprends à danser comme une possédée au-delà de la fatigue, au-delà de la boue, au-delà de tout en fait. Le refrain de Come Closer est sur toutes les lèvres sur le chemin du retour.

 

Voilà qui est fait. Maintenant je m'en vais décéder dans la dignité. Adieu Johnny, je ne ferais que vous retenir. Argh.

28 juin 2012

Solidays 2012 - joie, boue et solidarité

Chose promise, chose due, je m'attèle au compte-rendu de ma première édition de Solidays (comme c'est émouvant). Même si techniquement j'ai pas le temps, mais faut bien parce que sinon toutes les reviews de festochs vont s'empiler et ça va être la bouse.

Jour 1:

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Le vendredi c'était quand même une programmation de ouf malade. Que j'ai eu peur de rater parce que paye tes 27 heures d'attente pour rentrer et obtenir ton Graal bracelet. Mais bon c'était le premier jour donc on leur pardonne. Et puis rentrer sur un festival, temple de la joie, de la musique, de l'herbe (toutes les herbes) et des costumes de lapins, ça vaut toutes les files d'attentes.

Les festivals c'est aussi génial parce que ça permet de voir des artistes que je n'irai jamais voir en concert "à eux". Genre Selah Sue qui m'a littéralement bluffée. Il faut préciser que jusque là j'étais un peu gonflée par le battage médiatique qui entourait une énième chanteuse à voix cassée et chignon choucroute. Spécial dédicace aux stations de radio qui passent la même chanson en boucle jusqu'à écoeurement complet. Donc avant elle m'agaçait. Mais ça, c'était avant. Parce que en live, la nana c'est une bombe: une voix qui laisse sans voix (mweuha désolée manque d'inspiration), pas une fausse note du début à la fin, du groove, du punch, de la gnaque qui ne sonne jamais faux (à la différence d'Izia par exemple sur qui je me défoulerais plus bas). Bref, un concert vraiment extraordinaire, chapeau mam'zelle!

J'ai raté une grosse partie de Miles Kane, pour cause de queue aux toilettes, mais ce que j'en ai vu m'a bien fait dansé, normal, c'est du british pur et dur, ça claque et c'est que du bon! Metronomy, je connais très mal donc je ne me permettrais pas de trop juger, mais j'ai trouvé leur set complètement soporifique et chelou genre bidouillage sur un synthé Bob l'Eponge. Par conscience professionnelle j'irai écouter pour voir si cette impression est confirmée sur album. Birdy Nam Nam par contre, c'était bien ouf.

Et puis bien sûr il y avait The Kiiiiills avec Alisoooon et Jamiiiiiie. Groupie sors de mon corps. Faufilement jusqu'aux premiers rangs oblige, j'avais une assez bonne vue de la scène placée du côté d'Alison. Ma sorcière bien aimée a maintenant les cheveux couleur dégradé bubble gum assez suspecte, mais de toute façon, même ça, ça lui va. Le set est explosif, le duo est en grande forme, surtout Alison qui n'arrête pas de faire des câlinous à Jamie qui ne sait plus trop où se mettre. Tape Song, certainement une de mes chansons préférées, est comme d'habitude une vraie bombe en live, plongeant la fosse dans une transe épileptique des plus réjouissantes. L'incontournable Fuck the People conclut cette journée en beauté.

Par contre, j'ai raté Bénabar je ne me le pardonnerais jamais (sarcasme inside).

 

Jour 2:

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Le samedi c'est le jour dans un festival où tu bascules fatalement en mode vampire, couchée à 6h, levée à 15h. Qu'à cela ne tienne, du coup c'est la pleine forme pour François and the Atlas Moutain (on a quand même vu plus sexy comme nom de groupe) que j'avais vraiment envie de découvrir. Et je n'ai vraiment pas été déçue, les musiciens sont excellents (ils n'arrêtent pas de changer d'instru), les compos sont riches, le public est conquis.

Après j'ai décidé de me faire Izia, juste histoire de vérifier qu'elle me saoule toujours autant. Ben ça a pas loupé. On passera sur la tenue douteuse, parce que c'est-pas-gentil-de-faire-des-remarques-sur-le-look, et je suis même d'assez bonne foi pour admettre que sa musique est vaguement écoutable. Mais franchement je comprends absolument pas comment on peut se laisser berner par le personnage "waa la meuf c'est une bête de scène". Sérieux quoi, on dirait une vendeuse de poisson, ses harangues puent le fake, bref on dirait qu'elle essaie à tout prix de correspondre à l'idée cliché qu'elle se fait du rock. Je vais m'arrêter là, tout le monde aura compris qu'elle m'horripile. Heureusement Skip the Use est là pour remonter le niveau. Leur réputation live est  pour le coup vraiment méritée, ce mec est une bête et en plus il a de bonnes idées, genre: "Je vous propose qu'en 3mn30 on transforme cet endroit en squat punk dégueulasse!!". Il va sans dire que son souhait a été dûment exaucé.

Après un Tombez la chemise vécu en transe depuis les toilettes, les Bloody Beetroots ont fait trembler les foules,  absolument dément! J'étais curieuse de voir le phénomène Shaka Ponk: même s'ils ont un univers bien à eux dans lequel il faut accepter de rentrer pour apprécier, en tout cas la pêche et le charisme étaient au rendez-vous. Le gros plan de l'écran géant m'a permis de conclure que le chanteur = Aragorn en slip jaune (avec des tatouages).  Enfin le set du tant attendu Kavinsky a eu l'effet escompté, et à part deux glandus qui ont décidé de se foutre sur la gueule, c'était vraiment une rave d'anthologie!

Jour 3:

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Le dimanche on sort le treillis de combat et le canoë gonflable, direction le marécage festival. Charlie Winston assure le show, c'est pas forcément ma tasse de thé, mais ça a le mérite de donner un coup de fouet. La vraie bonne surprise c'est General Elektriks, qui a bien fait groover Bagatelle, groupe à creuser d'urgence. Ensuite attention, j'ai vu Joeystarr. Moi. Joeystarr. Du rap. Et en plus j'ai kiffé ma race. Non pas que je sois sectaire hein, je suis ouverte à tous types de musique du moment que la qualité est au rendez-vous (sauf des trucs innomables pour lesquels la qualité n'entre pas dans le vocable), mais je me suis surprise moi-même et ça fait du bien. Faut dire qu'il a un timbre de voix légèrement particulier à (presque) faire pâlir Tom Waits, et puis que c'est un sacré rigolo. Genre le coup du " Comme je vois que vous êtes un peu dans "la gadoue, la gadoue", je vais vous demander à mon signal d'aller à gauche... à droite... à gauche... à droite... et puis sautez ! ". Marrant n'est-il pas? 

Maintenant, place à l'intermède tranche de vie. En festival, t'apprends plein de trucs utiles. Genre aller pisser dans un poncho imperméable en essayant de dégueulasser le moins de trucs possibles.  C'est fou comme en festival, nos standards de confort et d'hygiène ont tendance à régresser à une vitesse alarmante. Ils devraient donner des badges MacGyver à la fin, sérieux.

Enfin, Garbage concluent cette édition magnifique en beauté, dans un pur moment rock (parce que bon j'ai aimé Joeystarr, mais faut pas déconner non plus). La foule trouve encore la force de danser dans la boue dans une joyeuse exultation punk.

 

En somme une prog de ouf, et une organisation du tonerre, notamment sur le point crucial des navettes, franchement ils ont géré, ça vaut le coup d'être souligné.

Chapeau à Solidays, chapeau aux bénévoles, chapeau à Solidarité Sida.

 

PS: ces photos ne sont pas les miennes.

26 juin 2012

Hé ho hé ho capitaine abandonné

Chers visiteurs de ce blog qui êtes maintenant 1502 très précisément au moment où j'écris ces lignes,

Qui que vous soyez, véritable légion d'admirateurs béats devant ma prose, ou demi-douzaine de stalkers atteint du syndrome du clic de la tourette, je vous remercie de lire mes âneries. Et surtout je voulais m'excuser de ne pas honorer tout cet amour, puisque, ô rage, ô désespoir et caetera, je n'ai pas posté depuis plus d'un mois. Mais bon j'ai des excuses, je vis entre trois villes, j'enchaîne les stages, j'ai des partiels, le chien a mangé mes devoirs, ma quatrième grand-mère est décédée, je me suis fait kidnappée par de vilains extraterrestres qui ont tué le chien. Sans déconner. Mais maintenant tout va bien dans le meilleur des mondes, puisque j'ai réussi à m'échapper de ma prison intergalactique juste à temps pour... (suspense de la mort qui tue) la saison des festivals!

Eh oui, le week-end passé j'étais aux Solidays, ce week-end je serais aux Eurocks, en juillet je serais bénévole à Musilac, et en août on m'apercevra à Rock en Seine. Moi qui chougnais toujours de m'y prendre trop tard pour les festochs, cette année je suis servie.

So don't worry, je vous ferais bientôt une putain de review de ouf (la meuf qui se met pas la pression y'know) de cette excellente édition des Solidays.

 

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18 mai 2012

Soirée InrocksLab 15.05.12 - Flèche d'or

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Premier à ouvrir le bal, Neeskens, d'origine hollandaise, mais qui nous vient d'Annecy (comme quoi il y a pas que du reblochon en Haute-Savoie). Déjà le mec il est tout seul avec sa guitare, et moi j'ai toujours beaucoup de respect pour les mecs tout seuls avec leurs guitares, parce que mine de rien tu dois te sentir bien alone là-haut. Et en plus il réussit parfaitement à remplir l'espace grâce à une voix chaude et grave accompagnant des balades folk rêveuses. Mention spéciale à Apeldoorn (d'après le nom d'une ville des Pays-Bas) toute en charme mélancholique. Tout stressé (il a du se passer les mains sur le visage genre une trentaine de fois pendant ses petits speechs), il nous présente une chanson en hollandais, Groenlo, qui s'avère être une complainte envoûtante et poétique sublimant une langue, il faut le dire, assez ingrate. Une ambiance marine et sauvage, comme juchée sur une falaise écharpée peu de temps avant l'orage. Ces compos correctement étoffées d'un bon duo basse-batterie, pourraient donner des trucs époustouflants à condition de ne pas leur faire perdre leur fraîcheur. Bref, j'écoute son EP en boucle.

 

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C'est ensuite au tour de Caandides, un quatuor parisien qui louche sur The Kooks tout en draguant les Beach Boys. Cette formation cachée derrière des animations dignes de Windows Media me pose légèrement problème. En fait ils m'ont laissée perplexe. Parce que leur musique n'est pas inintéressante, mieux, elle innove loin des formats habituels, et cette prise de risque de la part d'un jeune groupe mérite d'être saluée. Et pourtant je n'ai été ni convaincue, ni transportée. Déjà la voix du chanteur m'irrite passablement, mais ça ce n'est que mon ressenti personnel. Le vrai hic ce sont les compos un peu bordéliques, qui mettent souvent l'eau à la bouche sans parvenir à étancher la soif, laissant l'auditeur sensiblement frustré. A suivre quand même, je suis curieuse de voir comment ils vont évoluer.

 

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Arrive enfin la tête d'affiche The Aikiu. Paye ta crête de hiptser et ta chemise vintage. En même temps j'aime bien, donc c'est pas moi qui vais râler. Balançant entre new wave façon New Order et pop Metronomy-que, le combo est efficace, nerveux et électrisant. La voix métallique se marie parfaitement avec les brumes théâtrales qu'exhale la scène. Le public est pas hyper dansant (hé c'est mardi soir quand même, soyons indulgents), mais apprécie visiblement. Très prometteur, à suivre d'urgence!

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10 mai 2012

Gossip - Too much noise or not enough ?

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Le cinquième opus de Gossip, A Joyful Noise, sortira donc le 14 mai. Le successeur tant attendu de Music For Men assume complètement son charactère résolument pop. Au risque bien sûr d'agacer les fans de la première heure, amateurs des riffs abrasifs électro-punk qui avaient fait la renommée de Gossip. A cela Beth Ditto répond serainement: "il y a bien longtemps que nous avons déçu les puristes punk de toute façon". C'est honnête, et moi ça ne me dérange pas, parce qu'il est important que les artistes aient le courage d'évoluer, et de ne pas s'appuyer sur les acquis de leurs succès passés. Les inconditionnels du "c'était mieux avant" peuvent toujours aller écouter Cabrel... Non, moi ce qui me dérange, c'est qu'après à peine deux chansons, je me suis mise à réfléchir à ce que j'allais manger. A la dixième j'en étais à me dire que le temps était décidément bien pourri.

Mais bon, comme je suis un petit scarabée consciencieux, j'ai réécouté l'album une deuxième fois pour être sûre que je n'avais pas juste été victime d'un moment d'indisponibilité neuronale (bah quoi, ça arrive aux meilleurs d'entre nous). Et il s'est avéré que non. Il y a bien des moments où on tend une oreille pleine d'espoir sur une note funky en mode "haaa?", mais la déception arrive très vite. Move In The Right Direction sauve un peu les meubles en réveillant le dance floor, avant de devenir répétitive. Casualties vous laisse l'impression d'avoir avalé trois barbes à papa d'affilée, Into the Wild s'oublie aussi vite qu'on l'a entendue, et Horns je vais pas en parler parce que ça va m'énerver. Love In A Foreign Place est vaguement bien.

Au final, on ressort de là un peu perplexe en se demandant si par hasard on se serait pas un peu fait avoir.

 

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09 mai 2012

Beach House - Bloom

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Allez une autre découverte, c'est la fête dans les chaumières. Faut dire que c'est tout de suite plus facile quand on on bosse aux Inrocks.

Bloom (sortie prévue le 15 mai) est le quatrième album de la formation franco-américain formée à Baltimore et composée de Victoria Legrand et Alex Scally. Le duo trace sûrement sa route en sachant très bien ce qu'ils veulent et qui ils sont, c'est-à-dire "pas deux coupes de cheveux, deux tenues impeccables, appuyés contre un mur pour la photo, souriant pour Urban Outfitters". Ça a le mérite d'être clair. L'album respire une ambiance planante, diffuse une cohérence harmonique indubitable. Ça sonne parfois comme Band of Horses, sans les envolées de guitares. On aurait tort de se laisser berner par le côté pop sucrée: il y a de beaux moments plus complexes comme sur Other People, Myth ou Wishes, et l'écriture n'est pas si innocente et naïve qu'elle en a l'air. Mais le problème c'est que tout ça reste quand même un peu gentillet, voire même par moments dangereusement proche du chiant (exemple Irene). Ça manque de tripes quoi. Dans le genre, je préfère Still Corners.

Par contre ils aiment pas du tout, mais alors pas du tout Internet (pardon Satan 2.0), donc je ferais mieux d'aller me cacher.

 

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20 avril 2012

The Raveonettes - Pretty in Black

 
 

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Bon c'est pas nouveau, mais c'est tellement bon. Je suis récemment tombée sur un petit trésor venu du Danemark: les Raveonettes. Mieux vaut tard que jamais. Une amie m'a filé leur deuxième album et toute émerveillée je suis.

Cet album réussit l'exploit de toucher à tout sans jamais se planter. Love in a Trashcan et Sleepwalking sont des merveilles grunge planante (du grunge à la sauce danoise quoi), tandis que Twilight enflamme le dancefloor (enfin un qui serait pas squatté par David Guetta). L'influence (revendiquée) des Everly Brothers est palpable: ça sent la poussière des grands déserts arides d'Enio Morricone, mais balayés d'un souffle plus nostalgique que combatif, sans être désespérant. Par exemple dans I'm So Lonesome I Could Cry qui est particulièrement magnifique. Fais pleurer la guitare Billy.

Ambiance un peu hispanisante sur Black Wave, très sensuelle. I Wanna Be Taken drague un peu du côté des Kills ce qui ne peut jamais faire de mal. Railroad Track vous embarque dans un road-trip mélancholique, le genre de chansons qu'on passerait en s'éloignant d'un endroit où l'on sait qu'on ne reviendra jamais. Il est rare de voir un album faire naître un univers aussi fort, et invoquer une imagerie aussi cinématographique, qui imprègnent dès la première écoute.

Pretty in Black accueille des guests vocaux et instrumentaux de Ronnie Spector des Ronnettes, Maureen Tucker du Velvet Underground et Martin Rev de Suicide. Qui dit mieux?

 

 

 

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02 avril 2012

I Have a Dream

Still Corners

Le coup de la pop minimaliste, boîte à rythme + synthés vintage + guitares reverb, on nous l'a déjà fait. Oui mais là on tient vraiment quelque chose avec Still Corners, duo londonien de dream pop formé de Greg Hughes (chanteur, compositeur) et Tessa Murray (chanteuse). Les premières notes vous entraînent dans le terrier du lapin pour une longue chute au ralenti vers des contrées mystérieuses faites de mélodies murmurées et de chuchotements langoureux. Entre envolées diaphanes et harmonies spectrales, il n'est pas sûr que vous retrouviez la sortie. Un amour revendiqué pour le septième art parsème l'album de références plus ou moins marquées composant une bande-son éthéree de fin du monde. Une drogue douce sans effet secondaire.

Le duo, d'ailleurs devenu un quatuor avec l'entrée en scène de Leon Dufficy et Luke Jarvis, a sorti son premeir LP, Creatures of an Hour, le 11 octobre 2011. En écoute ici

 

 

28 mars 2012

Et c'est reparti comme en quarante

Vous devinerez jamais qui j'ai vu en concert jeudi au Festival Chorus. Improbable. Inhabituel. Voire incongru. Petit indice: ils sont cinq, ils font du bruit et ils ont la classe. Et ben oui, je vous le donne en mille, la bande à Jim Jones. Comment ça je suis accro? Même pas vrai d'abord, j'aime juste avoir des bleus, ça doit être mon petit côté maso, faudrait que je pense à consulter tiens...

En même temps il vaut mieux les aimer très fort parce que la Défense c'est juste au bout du monde (enfin surtout quand t'habites de l'autre côté de la ville quoi). Du coup comme on arrive un peu tard, le premier groupe, répondant au doux nom inoubliable de Cheveu (la classe ça s'invente pas), est déjà en train de finir son set. A peine le temps de passer au bar, que je vois les techniciens de JJR installer le matos de guerre.

Je crois que c'est le seul groupe au monde (d'autant plus qu'ils n'ont pas la facilité d'avoir une renommée planétaire) qui est capable de faire exploser une foule en 0,001 secondes avec une seule note. Et pas qu'avec des notes d'ailleurs. Parce que pour dire les choses crûment, Jim, il avait chaud aux fesses ce soir-là. Non pas que d'habitude il ait particulièrement une attitude de puceau shoegazer, mais là c'était quelque chose, gare aux âmes sensibles! Aux coups de bassin suggestifs succèdent des frottements lascifs sur un pied de micro qui aurait toutes les raisons de porter plainte pour harcèlement sexuel. D'ailleurs à force de chercher l'embrouille et d'encourager les attouchements sur sa noble personne, Jim a bien failli tomber dans la fosse, agrippé par des nanas pleines de zèle. J'ai bien sûr charitablement participé à l'effort collectif. J'aurais bien aimé que ça marche d'ailleurs, il aurait moins fait le malin face aux créatures qu'il avait lui-même déchaîné.

A propos de déchaînement, JJR c'est un peu l'incarnation rock'n'roll de la fonction cathartique du théâtre grec. Le fait de voir ces mecs cracher leur tripes sur scène vous autorise l'espace d'un concert à oublier tout ce qui n'est pas l'instant présent entre hurlements rauques, coudes dans le ventre, et joie sauvage de se trouver tout simplement là dans cette foule transpirante.

Pour finir en beauté tentons une minute mode (non le jeu de mots foireux n'est pas délibéré). Parce que la musique restera toujours l'essentiel, mais si t'es pas sapé comme un sac c'est encore mieux. Donc JJR ou comment avoir l'élégance effortless sans se la jouer hipster teigneux. La recette est simple: une chemise vintage qui en jette, le gilet qui passe bien, le pantalon moulant juste là où il faut, et la touche-finale-qui-tue: les boots en cuir. A partir de là je ne réponds plus de rien. Mention spéciale au gilet du bassiste, noir devant, avec des fleurs noires et argent dans le dos. Il ira loin ce petit.

Au fait, soit-dit en passant et juste pour me la péter grave, vu qu'apparemment mes envolées lyriques leur plaisent bien, j'ai eu le droit d'aller taper la discute en backstage. Na.

Conclusion: JJR c'est bon pour les mirettes, pour les oreilles, et en plus ça fait maigrir. La Sécu devrait rembourser leurs concerts d'urgence (et fournir avec les séances de kiné tant qu'on y est).

 

PS: d'après le blog du bassiste Gavin Jay, le groupe est déjà rentré en studio. That's fucking good news!

 

23 mars 2012

Si t'es fan d'accent écossais frappe dans tes mains.

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J'ai récemment parlé d'un groupe Estonien, aujourd'hui direction les contrées verdoyantes de l'Ecosse. Moins exotique peut-être, mais pas banal tout de même. Le groupe s'appelle Twilight Sad (rien à voir avec les vampires prépubères), 3 albums à leur actif, ils sont donc Ecossais et ils en sont fiers.

Tellement d'ailleurs que le chanteur refuse de se "débarrasser" de son accent, ce qui est fort respectable, mais donne quand même des intonations comiques du style "ouerre arriou" (comprendre "where are you"). Mais chuuut faut pas rigoler trop fort parce que perso les Highlanders, jupette ou pas jupette, j'évite de les embêter. En tout cas ce trait de charactère donne une véritable authenticité au groupe, et l'accent ne fait que magnifier la voix un peu gutturale du chanteur, James Graham.

Mélodies faussement innocentes, ambiance planante, ténèbres hypnotisantes. L'heure n'est pas pas franchement aux petites fleurs et aux oiseaux gazouillants, mais les plus belles chansons parlent rarement de ça. A écouter d'urgence.

Interview très intéressante du chanteur ici

 

 

Posté par Spite and Malice à 19:57 - Découvertes - Commentaires [0]
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