Please don't stop the miouzik

19 juillet 2012

Bob Dylan - Nuits de Fourvière 18 juillet 2012

photo-d-r

Hier j'ai eu de la chance. Hier j'ai vu une légende comme on dit. Hier j'ai vu Bob Dylan.

Dans un cadre magique qui plus est, l'amphithéâtre romain de Fourvière qui surplombe la ville de Lyon. Alors peut-être que le cadre et le temps parfait ont influencé positivement l'humeur de Monseigneur, car l'on murmure que c'était l'un de ses meilleurs concerts récents. Et je suis toute disposée à le croire. Par contre pour ceux qui sont habitués à user leur platine avec les disques de Dylan, il faut savoir qu'il a chopé la voix de Tom Waits, au début ça fait un petit choc. Mais je n'ai rien contre les voix ravagées, au contraire, et celle de Dylan, aussi changée qu'elle soit, porte en elle un demi-siècle d'histoire et de musique.

Parce que quand même lorsqu'on regarde ce petit bonhomme et grand monsieur, aux boucles maintenant grises, on ne peut s'empêcher de penser à tout ce qu'il a vu, entendu, vécu. Il est l'un des rares. L'une des figures absolues qui a inventé le langage de la musique contemporaine. Genre c'est le mec qui s'est fait huer au festival de Newport en 65 quand il a osé débarquer avec une guitare électrique. Donc quand tu prends conscience que tu es présence de celui qui a influencé des centaines et des centaines de musiciens, tout de suite ça calme.

Et ces chansons sont là pour faire vivre et vibrer cette histoire, comme autant de pépites indémodables, indépassables: Tangled up in Blue, Highway 61 et une magnifique Forgetful Heart, baignée dans les bleus, à faire pleurer les pierres millénaires de Fourvière. Et puis il y a Like a Rolling Stone, juste une des plus belles chansons jamais écrites, j'en ai couiné de bonheur quand j'ai reconnu les premières notes.

Enjoué, souriant, contorsionné sur son piano de façon à faire face au public, il mène ses (excellents!) musiciens à la baguette, et s'amuse comme un gamin avec son harmonica. Il a même parlé au public à un moment, mais du coup tout le monde s'est mis à beugler et j'ai rien entendu. Bande de boulets. Peu importe, il nous a même offert un rappel, fait apparemment rare chez lui, et pas n'importe lequel: l'immortelle Blowin' in the Wind. A peine la dernière note envolée, le petit bonhomme s'en va, la légende s'échappe, nous laissant la tête dans les étoiles.

 

PS: comme ils ont réussi à prendre mes bouchons de bouteille, mais pas mon appareil, je posterai quelques photos ici quand je les aurai uploadées.

Posté par Spite and Malice à 20:18 - Concerts - Commentaires [0] - Permalien [#]
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